221 places supprimées en IFSI : désengagement de l’État ou échec de la Région ?
Pour cette rentrée 2026, 221 places en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) doivent disparaître en Bretagne. Des places pourtant créées dans le sillage de la crise sanitaire, à partir de 2022, pour répondre aux besoins croissants en personnels soignants.
Une décision difficilement compréhensible alors que la Bretagne est confrontée au vieillissement de sa population, aux difficultés d’accès aux soins et à une pénurie persistante de professionnels de santé.
Cette absence de visibilité est en effet un problème réel même si l’État s’engage à poursuivre en 2027 le financement des places effectivement ouvertes à la rentrée 2026.
Mais comment expliquer qu’au même moment, la Région Pays de la Loire soit parvenue à maintenir les 350 places supplémentaires accordées après la crise du Covid qui étaient elles aussi menacées, tandis que la Bretagne en perd 221 ?
La question essentielle : les 221 places que la Bretagne n’ouvrira pas en 2026 seront-elles définitivement perdues ?
La suppression de ces 221 places est-elle seulement la conséquence du désengagement de l’État, ou révèle-t-elle une incapacité de la majorité régionale à dialoguer de manière persuasive et à faire les choix nécessaires pour préserver nos capacités de formation ?
Dans les Pays de la Loire, le choix a été fait de préserver 350 places supplémentaires. En Bretagne, le choix est aujourd’hui d'accepter la disparition de 221 places.
Ce sont les étudiants bretons qui en paieront le prix aujourd’hui et l’accès aux soins des Bretons qui risque d’en pâtir demain.
L’État doit garantir ses financements dans la durée. Mais la Région Bretagne doit aussi expliquer pourquoi elle n’obtient pas ce qu’une Région voisine est parvenue à préserver.



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