Transports en commun : quand la Région punit ceux qu’elle prétend encourager
- 28 avr.
- 1 min de lecture
Le versement mobilité était censé protéger les usagers. C'était un mensonge.
Face à l'explosion des coûts d'exploitation des transports en commun, la Région a fait un choix : lever le versement mobilité sur les employeurs. La justification était claire, répétée, solennelle : éviter toute hausse des tarifs pour les usagers. Ce prélèvement devait être le rempart entre les voyageurs et la réalité financière du réseau. Les employeurs ont payé. Les usagers ont cru à la promesse. La Région a encaissé l’argent.
Et aujourd’hui que fait- elle ? Non seulement elle augmente les tarifs mais pire, cette hausse frappe en priorité les jeunes, ceux-là mêmes que la Région appelle à abandonner la voiture, à prendre le bus, le tram, le train. Ceux qui, souvent, n'ont pas d'autre choix, sont les premiers à trinquer.
La transition écologique a pourtant besoin que le transport en commun soit compétitif, accessible et désirable. Elle a besoin que les jeunes y croient et puissent se le permettre.
Augmenter leurs titres de transport, c'est saborder le seul argument sérieux qui justifiait le versement mobilité.
On ne lève pas une taxe au nom de la protection des usagers pour, quelques mois plus tard, leur présenter la note. On ne prêche pas la décarbonation le matin pour dès l’après-midi, rendre le car plus cher pour les étudiants.
Ce n'est pas une maladresse de communication. C'est une contradiction politique fondamentale, assumée ou inconsciente, dans les deux cas inacceptable, que nous dénonçons résolument.




Commentaires